Communiqué de presse

 

 

Laurence PAPOUIN                            Densité                         17 mars – 21 avril 2018

Galerie Richard présente Densité, la deuxième exposition personnelle de Laurence Papouin, du 17 mars au 21 avril 2018. Dans sa première exposition à la galerie en 2009, Laurence Papouin présentait des toiles de peinture acrylique suspendues sur un support métallique fixé au mur dont les plis et replis contrastaient avec les motifs géométriques ainsi que des peintures monochromes de toile acrylique qui ressortaient à la fois bombées et dégonflées. Laurence Papouin est une artiste qui invente et cherche constamment de nouvelles voies d’expression en manipulant le matériau peinture. Première artiste en France à avoir osé rendre le matériau peinture indépendant de tout support classique, son art aujourd’hui brise les divisions strictes entre peinture, bas-reliefs et sculpture. Si parfois ses petites œuvres peuvent avoir un aspect minimal, il ne faut pas se tromper: dès lors que l’artiste a la possibilité de réaliser des œuvres de grande dimension telle que Accumulation de cinq peintures sur barre, c’est bien dans une jouissance de l’art baroque, avec sa complexité visuelle et conceptuelle, le plaisir de se perdre dans les sinusités des plis et replis de l’espace visuel, qu’elle nous convie avec délectation.

Laurence Papouin, à l’instar de Linda Besemer, applique plusieurs couches d’acrylique jusqu’à obtenir une fois sêches un lourd drapé indépendant de tout support. En la figeant et la protégeant dans la résine Laurence Papouin s’ouvre la voie à un champ très large d’expérimentation de peintures dans l’espace. Elle joue de l’ambiguïté du terme peinture qui signifie à la fois un matériau et l’objet tableau.

Laurence Papouin sait rester dans le tableau dans sa série Peau sur peau, qui nous rappelle que la peinture possède intrinsèquement cette matière qui offre la sensualité d’une peau. Avec la série Haut relief, les toiles d’acrylique plissées comme un linge sur un support rond qui pourrait renvoyer à l’espace visuel de l’ouverture d’une machine à laver, sauf que ce support semble laqué par les vernis, nous propose un nouveau standard de tridimensionnalité.La série des pièces intitulée Echo nous montre un précedent passage entre l’œuvre murale et l’œuvre sculpture, d’une toute autre façon en apparence, plus sous la forme d’une dualité introversion/extraversion.Aujourd’hui Laurence Papouin nous montre aussi un ensemble de peintures sous forme de sculptures dont la matière découpée en ruban s’enroule et se noue comme un nouveau né recroquevillé, qui ne s’est pas encore déployé pleinement dans l’espace.

 Le titre de l’exposition Densité proposé par l’artiste rend bien compte de ce moment de gestation, de passage entre deux dimensions, qui s’effectue par étapes longuement muries, œuvres cruciales dans le cheminement créatif de Laurence Papouin.

 

Laurence Papouin, née en 1974 à Genevilliers vit et travaille à Paris. En 2010 elle a exposé au 19, CRAC de Montbéliard; en 2011 elle a  été à Lauréate 2011 du prix Novembre à Vitry; en 2013 elle a exposé dans “Nouvelles Vagues” au Palais de Tokyo et au Domaine de Kerguéhennec; en 2015 elle a exposé à l’Espace d’art contemporain Camille Lambert à Juvisy-sur-Orge; en 2017 elle a exposé à Artbn gallery à Séoul et actuellement à la galerie Son à Tongyeong en Corée du Sud.