Communiqué de presse



 L’exposition de groupe sous le titre “Untitled” assume l’absence de concept artistique fédérateur. C’est presque une coïncidence que ces sept artistes vivent et travaillent aux Etats-Unis et que six sur sept des artistes soient des peintres. Après tout Galerie Richard a bel et bien établi sa réputation pour son programme privilégiant la peinture et pour son ouverture envers l’art contemporain produit aux Etats-Unis.

 

La première qualité des peintures de Scott Anderson est l’ambiguïté de sa représentation d’êtres vivants. Progressivement on perçoit des visages, des personnages qui ne respectent aucune perspective quant à leur taille et qui proviennent de différentes iconographies de toutes sortes et de toutes époques. Ses peintures reflètent les bouleversements culturels de notre époque perturbée et invitent à contempler des fragments de moments du temps présent de ses mystérieux habitants.

 

Linda Besemer ouvre de nouvelles perspectives à l’histoire de  l’Op Art en intégrant la troisième dimension, l’autonomie du matériau acrylique, et récemment l’introduction dans ses oeuvres de bugs et de parasites qui ouvrent sur de nouveaux espaces visuels imprévisibles.

 

Carl Fudge nous confronte également avec le concept de camouflage à la fragmentation et dissolution de l’image dans ses peintures et oeuvres sur papier en témoignage d’une génération d’artistes qui est passé du monde analogique à l’univers numérique.

 

Dennis Hollingsworth est engagé résolument dans la résistance de la peinture comme moyen d’expression majeur en Art et exacerbe les potentialités d’expression spécifiques au médium, dans un rapport tactile et viscéral à la peinture à l’huile.

 

Joseph Nechvatal est un pionnier de le peinture numérique qui a influencé de nombreux jeunes artistes en Frnce et aux Etats-Unis. Il concilie son amour pour la peinture et son histoire avec les nouveaux outils numériques d’expression. En laissant se développer un virus numérique au sein de son processus, il s’ouvre de nouvelles libertés créatrices.

 

A partir de dessins spontanés avec sa souris d’ordinateur David Ryan se distingue avec ses bas-reliefs complexes composés de superpositions de panneaux monochromes aux lignes dynamiques et sensuelles précisement découpés par un robot.     

 

Jeremy Thomas est définitivement un sculpteur. En insufflant de l’air comprimé dans des sculptures strictement géométriques dans un four à 1000 degrés celsius, il les transforment en une esthétique spontanée, organique, fluide et courbe qui marque un nouveau millénaire.