Communiqué de presse



 Galerie Richard  présente une exposition personnelle de l’artiste coréen Kim Young-Hun intitulée Œuvres Choisies à Paris du 14 mai au 14 juillet 2020.  La sélection est se compose d-oeuvres créées en 2017 , 2018 et 2019.

 

Kim Young-Hun applique des techniques ancestrales de la peinture traditionnelle coréenne pour représenter des images abstraites inspirées de perturbations d’écrans numériques. En utilisant à la fois la palette de couleurs classiques du peintre et les couleurs hyper-saturées des écrans numériques, il apporte un témoignage de l’univers mental et visuel d’une génération passée d’un monde analogique à l’univers numérique.

 

Alors qu’il était enfant, regardant la télévision en noir et blanc avec ses parents, il était fasciné par les images perturbées de l’écran pendant les violents orages. Les tremblements controlés de ses mouvements de pinceaux, les cassures de rythmes, les distorsions, sont autant de références à ces interférences sur des écrans. Ses peintures possèdent cette énergie disruptive des formes, énergie qui provient aussi de l’usage de couleurs contemporaines, digitales et saturées, comme les roses et verts notamment dans les peintures de 2018. Les plus récentes peintures possèdent plus de sections blanches et claires apaisantes, allant jusqu'à sa première peinture monochrome blanche.

 

Ses tableaux sont des oxymores visuels décrivant une violence tranquille et une contemporanéité dans la continuité de techniques ancestrales. Kim Younh-Hun s’inspire d’une technique traditionnelle de peinture corénne au nom de Hyukpil qui consiste dans l’emploi d’une seule couche de peinture avec une large brosse couverte de plusieurs couleurs, et cela en un seul mouvement continu. Chaque tremblement de la main devient une trace définitive. Ces lignes modulatoires peuvent aussi suggérer des mouvements de la nature, comme des formations nuageuses ou des chûtes d’eau, références conscientes et inconscientes aux peintures coréennes traditionnelles de paysages. Pour cela ses peintures peuvent aussi inspirer une contemplation tranquille et méditative. 

Par ailleurs ces lignes fluides de la brosse contournent des blocs rectangulaires de masses colorées de couleurs classiques, plus sobres, apportant une stabilité à la composition. L’artiste positionne ces blocs géométriques en premier sur la toile vierge. En référence aux théories du chaos on pourrait les considérer comme les conditions initiales. L’analogie est pertinente dans la mesure où l’artiste prend appui sur ses blocs pour concevoir ses mouvements de pinceaux avec un déterminisme puissant.

 

La révolution numérique est l’événement marquant de cette génération d’artistes et Kim Young-Hun le traduit visuellement en l’inscrivant dans l’histoire de la peinture.

 

Kim Young-Hun (né en 1964 à Nonsan, Corée du Sud) vit et travaille à New York et à Séoul. Il est diplômé du Chelsea College of Art and Design et du Goldsmiths College à Londres. Kim a exposé en Europe, Asie et récemment aux Etats-Unis avec plus de soixante expositions collectives et plus d’une dizaine  d’expositions personelles. Ses peintures figurent dans les collections d’Art Bank-National Contemporary Art Museum, Séoul, Government Art Bank-National Contemporary Art Museum, Séoul, Bank of America, New York, The Arts Club, Londres, ZAHA Museum, Séoul, Sung-kok Art Museum, Séoul, Samsung Museum of Art Leeum, Séoul, Kolon Group, Séoul, KOEX Kimchi Museum, Séoul.