Galerie









Jean-Luc et Takako Richard ont ouvert leur galerie en 1989 à Bastille sous le nom de Galerie OZ. Leur motivation a toujours été de soutenir de jeunes artistes  de tous pays avant qu'ils soient reconnus et de les suivre dans leur carrière. Ils ont été les premiers en Europe à regrouper les artistes Maximalists de New York: Arch Connelly, Christopher Tanner, Rhonda Zwillinger, Thomas Lanigan-Schmidt. Ils ont aussi exposé Choi Jeong Hwa, Robert Groborne, Robert Kushner, Milan Kunc, Joost van den Toorn, Christophe Avella-Bagur, Laszlo Féher, Erwin Olaf, Bae Bien-U, Jacqueline Hassink…

La galerie a pris le nom de Galerie Jean-Luc & Takako Richard lors de sa réouverture en 2002 sur l’Ile Saint-Louis avec un programme centré sur la nouvelle peinture: Shirley Kaneda, Carl Fudge, Paul Henry Ramirez, Kiyoshi Nakagami, Yek, Adam Ross, Tim Bavington, Hervé Heuzé, Beverly Fishman, Yuichi Higashionna…

En 2006 elle s'installe dans le Marais et double sa surface d’exposition avec plus de 400 m2 en 2007. Depuis 2007 la galerie est membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art. Les artistes émergeants David Ryan, Sven-Ole Frahm, Marcus Sendlinger ainsi que les artistes confirmés Bram Bogart, Ron Gorchov, Frank Stella, Judy Pfaff, Alain Kirili, Linda Besemer, Joseph Nechvatal ... y ont exposé. L'exposition The Incomplete-Paris en 2010 a réuni 28 artistes collectionnés par Hubert Neumann.

En 2011 ils ont ouvert une deuxième galerie à Chelsea, New York et les deux galeries ont pris le nom de Galerie Richard. En 2012 ils présentent une rétrospective de Takesada Matsutani et en 2013 une double exposition à New York et Paris. En 2014 ils organisent l’exposition itinérante John M Armleder – Jean Carzou à New York, Paris et à Untitled à Miami. La Galerie a développé un programme de photographie numérique réunissant Dionisio González, Li Wei, Lauren Marsolier, Yang Yi. Peter Rogiers, Norio Imai et  William Bradley ont rejoint la galerie dans les deux espaces. En 2015 la galerie américaine déménage au Lower East Side et la galerie parisienne fait entrer Takesada Matsutani dans les collections du Centre Pompidou. En 2016 Jeremy Thomas rejoint les deux galeries et Scott Anderson retrouve la galerie parisienne.

 



"Nouveaux venus à Chelsea" The Art Newspaper - The International Edition, septembre 2011

  

Même dans cette période de hauts et de bas, les galeries en rez-de-chaussée  fleurissent à Chelsea. Jean-Luc Richard, qui a une galerie a Paris, a cherché à  ouvrir une galerie a New York depuis trois ans. Il a signé un bail pour un espace sur la 24e rue il y a un an qui va ouvrir avec une exposition de peintures de Paul Henry Ramirez le 8 septembre.

La moitié des artistes que M. Richard représente sont américains notamment Adam Ross, David Ryan et Joseph Nechvatal. Le galeriste continuera à les exposer à New York.

Lorsque j’ai fait remarquer que ce n’était pas une période du tout favorable pour les start-ups, il a répondu: "oui, je suis d’accord avec vous. J’ai étudié  l’économie  à  l’université. Pour autant c’est une décision qui ne relève pas des cycles courts de l’économie  mais  du cycle d’une vie. Maintenant, je vis à New York. » La galerie parisienne sera dirigée par son épouse, Takako Richard.



 

Interview  parue dans "L'Atelier", n° 1/89, janvier-fevrier 1989, p. 21

Etudes de gestion, expérience de relation entreprises / artistes, amateur d'art, Jean-Luc Richard a soudain plongé dans l'aventure de sa galerie associé à la japonaise Takako Hayakawa, persuadé que la technologie est l'outil d'un renouveau créatif du paysage artistique.

 

JLR: Je me suis spécialisé par hasard. Ce qui me préoccupe, c'est avant tout la qualité des artistes, quelque soit le support sur lequel ils travaillent. J'ai cherché pendant plus d'un an des artistes et j'ai été très déçu par ce qui se passait en peinture et en sculpture. Il s'est trouvé que la plupart des artistes aujourd'hui travaillent dans les "arts électroniques". Je considère l'artiste d'abord, avant la technique et je ne sectorise pas. Plusieurs fois, l'histoire de l'art s'est arrêtée, il y a eu renouveau grâce à des progressions techniques. Renaissance et peinture à l'huile, impressionnisme et invention du tube,pop-art et peinture acrylique. Toutes ces révolutions ont généré de nouvelles formes d'interprétation visuelle. Certains artistes qui s'interrogent sur le devenir de leurs travaux s'en inspirent. Mais ce n'est pas parce qu'il existe de nouveaux moyens d'expression qu'il y a plus de génie dans l'art électronique. Il y a des profils négatifs : les artistes qui s'imaginent que ces nouveautés techniques leur ouvriront un public plus large, les ingénieurs ou techniciens qui préfèrent être qualifiés d'artistes parce que c'est plus valorisant, et les publicistes, designers qui font des travaux personnels sans s'y investir globalement.

 

Votre choix d'artistes constitue-t-il une volonté de réaction par rapport à la fin de la figuration libre?

JLR: J'aurais bien aimé conceptuellement représenter une école, comme Castelli avec le pop-art, malheureusement, je perçois plutôt des individualités éparses qui essaient de répondre à la modernité. Ce qui les lie, c'est une certaine radicalité dans leur travail, un retour vers une valeur de l'essentiel. Ce sont des oeuvres morales, et même politiques. Tous cherchent à retourner dans leurs ateliers, à se couper du monde, de la mode pour retrouver en eux-mêmes autre chose que l'expression de la superficialité. Par rapport à ces phénomènes de mode et de détail, il faut être attentif, discuter avec les artistes.

 

Comment est financée la galerie?

JLR: Je suis associé à Takako Hayakawa qui possède une bonne expérience marketing dans des multinationales japonaises. Nous engageons toutes nos économies dans ce projet mais ce n'est pas suffisant. Nous nous engageons de plus à acheter les oeuvres d'art proposées dans la galerie. A partir de ce moment, la galerie prend tout le risque. Nous proposons donc à des collectionneurs de devenir membres associés de la galerie en échange de quoi ils bénéficient de services privilégiés : réduction d'achat, informations, catalogues, etc...

 

Comment peut-on envisager vendre les artistes électroniques?

JLR: C'est le grand dilemme des artistes eux-mêmes. Autant l'image est très parlante sur l'écran, autant elle peut être dépréciée par la reproduction. C'est aux artistes de décider, et cela fait partie de leur personnalité, de choisir les moyens de reproduction qui les satisfasse le mieux.

 

Mais s'ils choisissent la carte postale? Comment rentabiliser?

JLR: En ce qui concerne les oeuvres d'art, la qualité doit être parfaite. L'image de l'écran peut-être traduite sur imprimante de bonne qualité couleur, le tirage photo de grande qualité ; il peut aussi exister en impression sur surfaces plastiques avec une luminosité derrière, telle que risque de le faire bientôt Pascal Schmitt. La technologie va évoluer rapidement mais dans un premier temps le support privélégié, c'est la photographie. L'artiste peut conjuguer des effets de sérigraphie, de peinture et de photo et superposer des effets de trames.  Le problème, pour certains artistes, est de donner du grain, de la matière, à la surface. Pour la quantité, certaines oeuvres existeront en exemplaires uniques, d'autres seront tirés en séries limitées.

Comment percevez-vous le marché à long terme?

JLR: Cela ne me fait pas peur. Je suis économiste de formation, je m'occupais de gestion de patrimoine donc je connais le prix de l'art. Mon problème va plutôt consister à limiter l'emballement des prix pour que la côte grimpe sans à coups. Les clients se mettront sur liste d'attente, mais les prix ne doubleront pas du jour au lendemain.

 

De quelle façon avez-vous prospecté vos artistes?

JLR: Peu d'informations circulent sur le secteur, les seules revues qui en parlent sont très récentes. Il y a des festivals : Parigraph et le Festival de Rennes. J'ai découvert Artus Pixel grâce à votre revue.

 

Vous êtes à la fois isolé dans un secteur surmédiatisé...

JLR: L'accueil bénéfique que j'ai reçu prouve que je suis le seul sur ce secteur en France. Mais tous les signes montrent qu'il va se développer : Nam June Paik, star de la FIAC, les festivals techno se multiplient, les revues dépassent les prévisions de vente.

 

Quel serait le médium idéal pour vos collectionneurs ?

JLR: Chacun aurait son écran, achèterait sa disquette et se passerait l'oeuvre sur sa machine. D'ailleurs Philippe Jeantet, artiste de la galerie, a été le premier artiste à vendre une disquette aux enchères comme oeuvre d'art.



"Ce gars, Jean-Luc Richard, est le galeriste le plus aventureux et le plus courageux de Paris. Cela ne fait aucun doute."

"Si vous voulez voir des artistes émergents à Paris , c'est à la galerie Jean-Luc & Takako Richard qu'il vous faut aller."

 

Hubert Neumann interviewé par Valérie Duponchelle, journaliste au Figaro,  à la Galerie Jean-Luc & Takako Richard le lundi 18 octobre 2010.

 



(article paru dans ARTEXIT, Septembre 2008, Vol.5, p.170)

Depuis son implantation dans le quartier du Marais en 2006, la Galerie Jean-Luc & Takako Richard est devenue une galerie des plus connues et des plus fréquentées à Paris. Elle est la seule galerie à avoir deux entrées: l'une sur la rue de Turenne et l'autre sur l'Impasse Saint-Claude. Elle possède un espace d'exposition des plus impressionnants qui consiste en quatre pièces successives. Jean-Luc et Takako ont ouvert leur galerie dans un petit espace dans le quartier de Bastille en 1989. Ils ont toujours eu un programme très international, exposant peu d' artistes français soigneusement sélectionnés, et de ce fait, ils ont gagné le soutien d'un public international. Ils étaient la première galerie à exposer Choi Jeong Hwa et ils ont représenté aussi Bae Bien-U. La galerie a déménagé à l'Ile Saint-Louis en 2002 jusqu'en 2005 où elle a touché une clientèle internationale, surtout  américaine. C'est en 1997 que Jean-Luc Richard a détecté le retour à la peinture sur la Côte Ouest des Etats-Unis, puis à New York, et en conséquence il a pris la décision de baser son programme prioritairement sur les nouvelles formes de renouveau de la peinture au 21ème siècle, autant abstraite que figurative. C'est aussi la première galerie européenne à avoir découvert de nombreux jeunes peintres à Los Angeles, Las Vegas et New York tels que Paul Henry Ramirez, Beverly Fishman, Benjamin Edwards, Adam Ross, Yek, Tim Bavington, Carl Fudge, David Ryan...

Avec un vrai engagement, la galerie représente respectivement les artistes français et allemands Christophe Avella-Bagur et Stefan Hoenerloh depuis  le début de leurs carrières. La galerie présente les artistes japonais Kiyoshi Nakagami, Yuichi Higashionna et Risa Sato sur la scène d'art européenne. Avec un programme cohérent et personnel la galerie est fondée sur la fidélité mutuelle avec les collectionneurs français, américains, européens et asiatiques.





plan galerie richard